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Secteur extractif de la CEMAC : la BEAC relève le seuil de rapatriement du Forex

Contenu

Le 23 avril 2026, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale («beac») a signé l’Instruction n° 001/GR/2026, fixant une augmentation progressive du taux de rapatriement des changes applicable aux sociétés extractives résidant dans la zone CEMAC.

Le taux actuel de 35 % passera à 50 % au 1er janvier 2027 et à 70 % au 1er janvier 2028.

Contexte

L’obligation de rapatrier les produits d’exportation des activités d’extraction est intégrée dans la loi de change de la CEMAC depuis le règlement n° 02/18/CEMAC/UMAC/CM du 21 décembre 2018, avec le cadre spécifique pour les sociétés extractives établi par règlement n° 01/CEMAC/UMAC/CM du 23 décembre 2021.

Le règlement de 2021 a délégué la détermination du taux applicable aux instructions du BEAC, laissant le seuil réglable sans nécessiter une modification complète au niveau du Conseil. L’instruction n°001/GR/2026 est le premier exercice de cette délégation pour produire une révision à la hausse importante.

Portée de l’obligation

L’instruction s’applique à toutes les devises étrangères générées par les activités extractives (Hydrocarbures et mines), y compris les paiements en nature.

Les redevances, ainsi que les bénéfices pétroliers ou miniers reçus en nature, relèvent de l’obligation de rapatriement sur la même base que le produit en espèces.

Il s’agit d’un point d’importance pratique pour les opérateurs dont les accords de partage de production ou de concession avec les États d’accueil impliquent une levée en nature.

Une catégorie est expressément exclue: Les montants alloués aux fonds de réhabilitation des sites de fin d’exploitation restent hors du champ d’application de l’obligation de rapatriement et continuent d’être régis par leur propre cadre réglementaire dédié.

L’exclusion reflète la justification de la politique selon laquelle les dispositions de mise hors service remplissent une fonction distincte d’assurance environnementale et financière qui ne devrait pas être subordonnée aux objectifs de la balance des paiements.

L’approche par phases

Le préambule de l’instruction identifie deux objectifs concurrents : renforcer l’impact positif des produits des exportations sur les réserves de change de la BEAC et préserver la prévisibilité réglementaire pour les opérateurs.

Le calendrier en deux étapes, plutôt qu’une augmentation immédiate du taux terminal, est l’instrument par lequel ces objectifs sont équilibrés.

L’instruction a été publiée dans la mise en œuvre de la résolution n° 03 du Comité ministériel extraordinaire du 19 décembre 2025, confirmant que la révision des tarifs avait été convenue au niveau politique de l’union monétaire avant d’être donné l’effet technique de la BEAC.

Lectures complémentairescemac#atfp_close_translate_span# Secteur extractif : évolution des obligations sur le rapatriement de Forex & Fonds de restauration de sites.

Considérations relatives à la conformité

Les directeurs nationaux de chaque État membre de la BEAC sont responsables de la notification des sociétés extractives et des établissements de crédit dans leur juridiction territoriale.

Pour les opérateurs, les questions de conformité pertinentes comprennent la question de savoir si les accords bancaires et de trésorerie existants sont configurés pour répondre à un taux de rapatriement accru, qu’il s’agisse d’accords d’investissement ou de contrats de partage de production avec les États membres. Correctement cartographié contre l’obligation de rapatriement.

La date d’entrée en vigueur de janvier 2027 de la première étape est dans quelques mois. Les opérateurs qui n’ont pas de conformité claire et de programme d’examen contractuel devraient lancer ce travail maintenant.

Désistement

Cette mise à jour est basée sur l’instruction n° 001/GR/2026 du gouverneur du BEAC du 23 avril 2026 et le communiqué de presse du BEAC qui l’accompagne de la même date. Il est destiné à des fins d’information générale et ne constitue pas un avis juridique. Les situations spécifiques doivent être évaluées à la lumière des dispositions applicables et des faits particuliers en cause.

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Epanty Mbanda

Avocat | Droit des sociétés et droit commercial | Technologie (FinTech+Blockchain+Cryptomonnaie) | Droit des valeurs mobilières | Droit fiscal | Associé gérant chez 4M Legal and Tax (cabinet d'avocats au Cameroun)

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